Detail - 6eme Sens immobilier

Les impôts locaux, grands ennemis du pouvoir d'emprunt

Selon Meilleurtaux.com, qui a examiné la portée de la fiscalité régionale sur un emprunt immmobilier, les résultats qui en ressortent seraient "édifiants"

C'est en s'interrogeant par quels moyens une fiscalité locale peut rentrer en compte dans le financement d'un bien d'une surface de 70 m², que le courtier en crédit en a tiré un constat inquiétant, traduit en mensualités supplémentaires et en "équivalent de taux d'intérêt".

Ainsi, il arrive que dans certaines villes de l'Hexagone les souscripteurs à un prêt immobilier empruntent "jusqu’à près de 3 mensualités en plus sur une année pour payer leurs impôts locaux". Par exemple, Marseille et Montpellier ont la taxe d'habitation et la taxe foncière les plus onéreuses, puisqu'elles correspondent effectivement à plus de 3 mensualités. Dans le même temps Lyon s'en tire mieux, avec 1,2 mensualités.

Aussi, après calcul du taux d'intérêt réel pour un emprunteur, représentant la fiscalité additionnée aux mensualités, Meilleurtaux.com affirme que les impôts locaux pèsent lourdement sur les factures. En effet, bien que l'on soit dans une conjoncture où le marché maintient son attractivité et ce malgré quelques dernières progressions de barèmes de la part de plusieurs banques, avec la fiscalité locale, les taux peuvent sévèrement augmenter: alors que ces derniers restent actuellement  autour de 2%, si l'on ajoute les charges, cela revient à dire que les emprunteurs négocieraient des taux de 4,50% comme à Marseille et Montpellier ou de 3,25% comme à Lyon.

 

 

 

Article rédigé par Gaëtane Valéry - Société Gkri