Baisse des ventes d'appartements: Century 21 fustige la loi Alur

Century 21 pointe du doigt la loi Alur. Le réseau immobilier critique l'article 54 de cette loi, qui spécifie la quinzaine de documents à annexer à l'avant-contrat de vente d'un lot de copropriété.

Selon le dirigeant du groupe, Laurent Vimont, "la masse des pièces à regrouper rend la promesse de vente totalement indigeste". Il corrobore cette information en précisant que les syndics, avec la mise en application précipitée de la loi Alur fin mars, n'ont pu anticiper la mise à disposition rapide des pièces à fournir. En outre, "il faut entre quinze jours et deux mois pour compiler tous les documents", sachant qu'"une promesse de vente n’est active qu’une fois que l’acquéreur a toutes les pièces en mains et qu’il les a paraphées". Et les répercussiosn sont préoccupantes, puisque "certaines signatures sont simplement décalées, mais on sait aussi que des ventes ont été annulées, purement et simplement".

Afin de rendre concret ce constat qu'il déplore, le groupe Century 21, qui compte 850 agences dans l'Hexagone, dévoile ses chiffres, qui sont en recul depuis le début de l'année: l'ensemble de ses transactions baisse de 2,8%. Ceci serait principalement dû à une crispation de 6,8% des ventes d'appartements. Hormis Paris, toutes les grandes villes de France sont impactées par ce repli.

 

En revanche, selon le président de Century 21, le ministère du Logement semblerait avoir pris conscience des difficultés de la situation, et songerait ainsi à "améliorer le dispositif en le simplifiant": il s'agirait alors de limiter le nombre de pièces à inclure au contrat de vente, et de pouvoir rendre légitimes les documents PDF ou les clés USB. Mais, "dans la mesure où ces modifications impliquent le vote d’une loi, elles pourraient n’être mises en place que dans plusieurs mois".

 

Affaire à suivre donc.

 

 

 

Article rédigé par Gaëtane Valéry - Société Gkri