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Actualités de l'immobilier
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Les professionnels de l'immobilier de plus en plus nombreux à s'opposer à la Loi Alur

La Fnaim avait interrompu sa participation aux observatoires de loyers, mesure anticipant l'encadrement prévu dans la loi Alur. L'Unis (Union des syndicats de l'immobilier) vient de faire de même. Le ministère du Logement continue par conséquent de se faire des ennemis parmi les professionnels de l'immobilier.

 

Ainsi, alors que l'examen du projet de loi Alur, portant sur l'Accès au Logement et pour un urbanisme rénové, est imminent, l'Unis a récemment affirmé qu'elle stopperait son alimentation des observatoires utilisée comme base à l'encadrement des loyers.

Cette décision a été prise par l'organisation à la rentrée et est appliquée depuis début octobre, et ce dans le dessein de "manifester sa colère" via une "grève de la disponibilité". Une colère que l'on peut retrouver dans un communiqué de l'Union publié le 15 octobre, et dans lequel sont énumérés les "obligations administratives" et "règles paralysantes" qui seront mises en place en cas de validation par le Sénat du projet de loi Alur. Parmi cet inventaire, on retrouve des mesures telles que "la création de deux comptes bancaires spécifiques pour chaque copropriété", lesurenchérissement des mentions devant figurer sur les annonces immobilières" ou encore "l’institution d’un registre d’immatriculation des copropriétés". Autant de dispositifs qui vont "générer un coût important pour les bailleurs, les vendeurs et les copropriétaires" selon l'Unis. Cette dernière appelle donc ses participants à stopper les assemblées générales du soir, de ne plus organiser de visites les fins de semaine, et donc de ne plus collaborer d'une quelconque façon à la mise en place de l'observatoire des loyers.

 

C'est une conduite pour l'organisation qui lui permet de poursuivre son opposition quant à un encadrement des loyers, mais aussi de démontrer son soutien à l'observatoire Clameur, cet observatoire privé qui compte déjà parmi ses adhérents l'UNPI (Union Nationale de la Propriété Immobilière) ou encore SeLoger.com. Mais un détail est important à souligner: Clameur ne se situe absolument pas dans la dynamique de la loi Alur. Effectivement, le texte spécifie que seront agréés en tant qu'observatoires seuls ceux dont les "les statuts assurent la représentation équitable des bailleurs, des locataires et des gestionnaires au sein de leurs organes dirigeants".

 

Rappelons que le président de la Fédération nationale de l'immobilier, Jean-François Buet, avait aussi fait la requête à ses membres, juste avant l'été, de cesser l'alimentation des observatoires de loyers.

 

Alors, la ministre du Logement saura-t-elle entendre les colères des premiers concernés, ces professionnels de l'immobilier? Ou fera-t-elle la sourde oreille en laissant le projet de loi Alur intacte avant son examen devant le Sénat mardi prochain?

 

Affaire à suivre...

 

 

 

Article rédigé par Gaëtane Valéry (Société Gkri)