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Des centaines de personnes à nouveau livrées à elles-mêmes: la Fnars dénonce la situation déplorable des sans abri

Durant cet hiver, les demandes d'hébergement au 115 avaient augmenté de 30% depuis une année. Et la Fédaration nationale des associations de réinsertion sociale (Fnars) vient d'afirmer que des centaines de personnes sans abri vont bientôt être à nouveau en demande d'hébergement, faute de places dans les centres dédiés : "les conditions de sortie de l'hiver pour les personnes sans abri ou mal logées sont tout aussi difficiles, avec un grand nombre de structures qui ferment d'ici juillet sans orientation ni solution de prise en charge des personnes".

 

La Fnars ajoute que "plusieurs centaines de personnes et familles ont été remises à la rue ou sont menacées de l'être dans plusieurs départements, comme le Rhône ou l'Isère, d'ici la fin du mois de juin".

 

Le 115, dans les régions concernées, est dépourvu de places à attribuer. Par ailleurs, le nombre de non réponses à ces demandes d'hébergement "atteint aujourd'hui 70 % sur les 37 départements observés par le baromètre de la Fnars".

 

Le constat démontre qu'il y a une "saturation extrême des dispositifs", et que "l'absence de perspectives de sortie vers le logement placent les associations gestionnaires des 115 et des SIAO (Systèmes intégrés d'accueil et d'intégration) dans l'incapacité d'assurer leur mission d'accès aux droits sociaux les plus élémentaires."

 

La Fnars monte au créneau en déplorant et dénonçant "un dysfonctionnement majeur des politiques de lutte contre l'exclusion, qui maintiennent les personnes dans une précarité chronique par un système de « portes tournantes » entre la rue et l'hébergement d'urgence sans perspective d'insertion durable". Elle implore alors "la suspension immédiate des fermetures de centres et de places d'accueil lorsque les personnes hébergées n'ont pas de solution de prise en charge et d'accompagnement pérennes".

 

Enfin, elle demande que "l'Etat engage une loi de programmation pluriannuelle de logements accessibles aux personnes en grande difficulté et d'hébergements pérennes sur les zones tendues, avec un accompagnement social adapté".

 

 

 

Article rédigé par Gaëtane Valéry (Société Gkri)