Focus sur les différents labels existants
Qu’est-ce qu’un bâtiment basse consommation ?
Un bâtiment basse consommation est celui dont la consommation d’énergie est plus basse qu’un bâtiment standard et répond à des critères de performance énergétique fixés dans la loi. Un bâtiment construit avant 2012 et dont le permis a été déposé à partir du 1er septembre 2006 devait respecter, obligatoirement, le niveau d’exigence imposé par la réglementation thermique de 2005, dès lors ces bâtiments pouvaient prétendre au label BBC. Prochainement, à partir de janvier 2013, les constructeurs devront se conformer à la réglementation thermique de 2012.
La réglementation thermique de 2005 impose aux constructions neuves d’avoir une consommation globale, pour les postes de chauffage, eau chaude sanitaire, refroidissement, en moyenne de 150 kWhEP/m²/an (avec une variation de 80 à 250 selon les zones géographiques).
La réglementation thermique de 2012, applicable à tous les permis de construire à partir du 1er janvier 2013, a pour objectif quant à elle de diminuer la consommation des ménages de 150kWhEP/m²/an à 50kWhEP/m²/an en moyenne (avec une variation de 40 à 60 selon les zones géographiques).
Pourquoi la généralisation des bâtiments basse consommation ?
De plus en plus la question du développement durable est au cœur des préoccupations gouvernementales. La volonté actuelle est « de répondre aux besoins énergétiques présents sans compromettre la capacité des générations futures à répondre au leur ».
Or d’après le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie et du Développement durable et de la Mer : « le secteur du bâtiment est le plus gros consommateur d’énergie en France parmi l’ensemble des secteurs économiques. Il consomme environ 68 millions de tonnes d’équivalent pétrole, soit 42,5% de l’énergie finale totale. C’est chaque année plus d’une tonne d’équivalent pétrole consommée par chaque Français. (…)
La facture annuelle de chauffage représente environ 900 € en moyenne par ménage, avec de grandes disparités, qui tendent à augmenter avec la hausse du prix des énergies : les dépenses annuelles peuvent ainsi varier de 250 € pour une maison « basse consommation » à plus de 1800 € pour une maison mal isolée. ».
Le Grenelle de l’environnement vise donc à réduire les dépenses énergétiques en généralisant les bâtiments basse consommation en 2012 et les « bâtiments à énergie positive » (un bâtiment à énergie positive est un bâtiment qui produit plus d’énergie qu’il n’en consomme) d’ici à 2020 » . Ceci dans le but d’améliorer le pouvoir d’achat des ménages et réduire les émissions de CO2.
A quelles exigences répond un bâtiment qui respecte la RT 2012 ?
Tout d’abord, le bâtiment répond à une exigence d’efficacité énergétique minimale. Ce sera un bâtiment dont la conception favorise la limitation du recours au chauffage, à l’éclairage et au refroidissement.
Pour atteindre cet objectif, le constructeur privilégiera l’isolation, la mitoyenneté et la conception bioclimatique (éclairage naturel grâce à un maximum de surfaces vitrées orientées au sud…).
Ensuite, la consommation de chauffage, de refroidissement, d’éclairage, de production d’eau chaude ne devra pas être supérieure à 50kWh/m²/an. Par conséquent cela implique le recours aux énergies renouvelables (panneaux solaires, chaudière à cogénération, chauffe-eau thermodynamique…).
Enfin la RT 2012 impose une exigence de confort d’été dans les bâtiments qui ne sont pas climatisés. La température atteinte en été ne devra pas dépasser un certain seuil. Cette exigence reflète la volonté du gouvernement de limiter le recours à la climatisation, appareil énergivore.
Au final, le particulier devrait obtenir un gain de pouvoir d’achat de 5000 € (pour un logement dans un immeuble collectif) à 15000 € (pour une maison individuelle) sur 20 ans.
Le gouvernement encourage les particuliers à acquérir un logement neuf BBC ou à faire éco-rénover les bâtiments anciens (d’où les nombreuses aides des pouvoirs publics en ce sens : éco-prêt à taux zéro, crédit d’impôt développement durable).
Quelle sont les différences qui existent entre la multitude de labels existants ?
Label haute performance énergétique (HPE)
Ce sont les bâtiments dont la consommation conventionnelle est inférieure de 10% à la consommation de référence définie par la réglementation thermique de 2005 (150 kWhEP/m²/an).
Label haute performance énergétique environnement
Peuvent bénéficier de ce label les immeubles dont au moins 50% de l’énergie employée pour le chauffage provient d’une installation biomasse ou sont alimentés par un réseau de chaleur dont 60% provient d’énergies renouvelables.
Label très haute performance énergétique (THPE)
Il est attribué aux immeubles dont la consommation conventionnelle d’énergie est inférieure de 20% par rapport à la consommation de référence telle que définie dans la RT 2005.
Label très haute performance énergétique – environnement
Ce label est décerné aux immeubles dont la consommation conventionnelle d’énergie est inférieure de 30% par rapport à la consommation de référence telle que définie dans la RT 2005 et utilisant des énergies renouvelables.
Label haute performance énergétique – rénovation
Ce label garantit la conformité des travaux " aux exigences de la réglementation thermique des bâtiments existants", "le respect d'un niveau minimal de performance énergétique globale et de confort d'été".
(décret du 29 septembre 2009 créant un label haute performance énergétique –rénovation pour certains bâtiments existants).
Label haute qualité environnementale (HQE)
C’est une marque déposée qui s’inspire de la norme HPE en lui surajoutant une dimension sanitaire, hydrologique et végétale.
Le bâtiment qui peut prétendre à ce label est celui dont l’impact sur l’environnement tant au niveau de la construction que du fonctionnement a été réduit ou compensé. La construction doit viser à atteindre 14 objectifs cibles (éco-construction (relation harmonieuse du bâtiment avec son environnement par exemple), éco-gestion (gestion des déchets d’activité, d’entretien et de maintenance), confort (acoustique, visuel..), qualité sanitaire (de l’air, des espaces, de l’eau)) à un niveau de base ou à un niveau très performant.
Label BBC
Il est attribué auxs constructions dont le permis de construire a été déposé à partir du 1er septembre 2006, leur consommation est en moyenne de 150 kWhEP/m²/an (avec une variation de 80 à 250 selon les zones géographiques).
Pour les constructions dont le permis de construire a été déposé à partir du 1er janvier 2013, la consommation énergétique du bâtiment doit être en moyenne de 150kWhEP/m²/an à (avec une variation de 80 à 250 selon les zones géographiques.
Qu’est-ce qu’une maison passive ?
Une maison passive est une construction à très faible niveau de consommation énergétique, et en totale autonomie, ou presque, face à ses besoins en chauffage. Le principe étant d’abaisser les déperditions thermiques par transmission (fenêtres, parois) ou par ventilation et d’optimiser les gains de chaleur apportés par le soleil ou les appareils électriques.
C’est ainsi que d’importantes économies en chauffage sont réalisées, que le confort thermique et la qualité de l’air sont améliorés.
Existe-t-il un label français « maison passive » ?
A l’heure actuelle, il n’existe aucun label « maison passive », néanmoins il y a lieu de penser que la réglementation thermique de 2020 viendra généraliser les maisons à énergie positive et peut-être créer un label « maison basse consommation à énergie positive ».
De plus nombre de constructeurs de maison passive répondent à la norme « Passivhaus ».
Qu’est-ce que la norme allemande « Passivhaus » ?
Les constructeurs qui souhaitent garantir la qualité thermique de leur maison sont labélisés « Passivhaus ».
Ce label n’est accordé que si la construction est conforme à des exigences élevées en matière de performance énergétique:
- Une consommation d’énergie de moins de 120 kWh/m²/an ;
- Un besoin en chauffage inférieur à 15 kWh/m²/an ;
- Une étanchéité à l’air importante.
La construction de maison passive s’inscrit dans une logique éco-responsable et repose traditionnellement sur quatre piliers :
- La performance de l’isolation phonique et thermique (murs, toitures, fenêtres, plancher bas) ;
- L’étanchéité à l’air (prévention des ponts thermiques)
- Des équipements techniques produisant de l’énergie : cuve de rétention des eaux pluviales, panneaux photovoltaïques, chaudière gaz à condensation…



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